Un monde irrationnel, un monde ou la morale sont mis a rude épreuve. Ce monde correspond a celui du c½ur d'un homme, de ses sentiments se confrontant pour une victoire sur la conscience, sur l'éducation, sur les principes.
Carpe Diem pensent certains, mais pour y parvenir il faut d'abord trouver la paix, sa paix ... Pour certains cela semble être une course futile vers un conformisme ouvert cachant néanmoins des aspirations parfois plus sombre qu'il n'y parait. Pour d'autres, romantique, croyant encore aux symboles tels que la rose rouge ou même les signes, se mêlent dans un pays féérique ... mais terriblement diabolique, confrontant une réalité froide, rude, semblant sans âme, semblant morte a leurs yeux. L'illusion tend a maintenir la survie de l'esprit au travers d'un monde auquel il n'arrive pas a s'identifier, dont il n'a pas de place, dont il n'appartient pas.
C'est paradoxal, car dans l'absolu il faut de tout pour faire un monde, disait la belle maxime, il faut de tout y compris ce qui n'a pas "sa place". Le chaos défini un schéma qui donne des vertiges, des sueurs froides. Mettant sous le nez de ce monde irrationnel du c½ur, un rejet profond et une profonde sensibilité face a la moindre brise, a la moindre tempête que provoque des mots raisonnant dans une cloche d'ignorance, une cloche d'incompréhension.
Ce chaos permanent organise ma vie, me dirige contre mon gré, j'en suis prisonnier, un rien me fait mal, un rien me blesse, tout me semble si ... dangereux. Parfois j'ai l'impression d'avoir le complexe du hérisson, je regrette cette transformation en un monstre qui va a l'encontre de mon c½ur, de mon âme. Un monstre froid, mort, vide et sans substance. Un monstre refusant tout sentiment, fermant mon visage a un sourire innocent, ma seule réponse face a cette triste transformation, sont des larmes d'impuissance, des larmes d'incompréhension, des larmes d'une solitude qui chaque jour se fait plus présent, plus pressant. Un monde noir, un monde ou le changement va si vite que son créateur ne le reconnait plus.
Ce monde est le miens, je ne sais pas si le bienvenue est une politesse ou une malédiction.